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Ayant cédé aux sirènes d’Hollywood, je me suis rendu, non sans une jubilation certaine, au cinéma le plus proche pour assister à une projection du Sherlock Holmes de Guy Ricthie.

Et je n’ai pas été déçu.

Nous somme bien loin de la vision calme et  placide de notre détective et encore plus de son comparse Watson. Le réalisateur a mis une bonne dose d’adrénaline dans la production.

C’est un Sherlock Holmes bien plus proche des canons du cinéma et de la télévision actuelle qui nous est offerte ici.  L’intrigue est plutôt bien ficelée pour les amateurs même si l’ambition de ce film est clairement affichée : faire une franchise Sherlock Holmes.

L’atmosphère de mystère du Londres victorien est bien rendue et l’histoire oscille entre technologie et mysticisme. Et l’histoire se tient.

Les extraordinaires capacités de déduction de Holmes sont contrebalancées par des scènes d’action digne de ce nom, qui mettent notre détective dans des situations impossibles et nous font découvrir une facette peu connue du détective. Robert Downey Junior campe un être à l’esprit vif, à l’intelligence géniale mais aussi accro à la drogue, dépressif et effrayé à l’idée de vivre seul.

Le personnage de Watson intrigue. Déchiré entre sa volonté de bienséance et son désir d’aventure, il ne ressemble en rien à l’idée que nous pourrions nous faire d’un médecin militaire à la retraite. Sa relation avec Holmes est ambiguë, une tension presque sexuelle entre les deux hommes est palpable.

Jude Law apporte cette petite touche de classe qui contrebalance un Sherlock Holmes un peu sur joué dans la débauche.

Un bon moment malgré quelques passages tirés par les cheveux (les déguisements de Holmes).

On attend donc la suite.

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